Culture #3 // Psychopathe, Peintres et Mannequin au coeur de cet article

Me revoilà pour la 3ème édition de ce rendez-vous « Culture » hebdomadaire. Une série frisson, un film et un livre biographiques et enfin un titre interprété par un groupe Californien :


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Une série  Bates Motel

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Une plongée dans le passé du fameux Norman Bates, futur propriétaire de l’hôtel de « Psychose », alors qu’il partage une relation très complexe avec sa mère, Norma. Pourquoi est-il devenu un serial killer ? (Source : Allocine)

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Le tout début de la série peut surprendre. Il s’agit ici d’un prequel du film Psychose, la série est donc censée se dérouler bien avant les années 60. Hors dès les premières minutes du pilote on peut voir Norman Bates utiliser un téléphone portable… En effet, Bates Motel a décidé de retranscrire l’enfance de Norman à l’époque actuelle, certainement pour une meilleure identification du public. Bien qu’un peu déroutant au départ, j’avoue ne plus y avoir fait attention par la suite, je l’ai accepté assez rapidement et facilement.

Les personnages principaux : Norma et Norman Bates, portent pourtant des vêtements tout droit issus des années 50. La déco de la maison n’a vraiment rien de moderne, et est très semblable à celle du film. Mais, non la différence avec ce style vestimentaire, cette déco et la société actuelle n’est pas du tout choquante (et il n’y a rien d’ironique dans cette phrase).

Norman Bates est incarné par Freddie Highmore, que vous avez sûrement déjà vu dans Neverland, Charlie et la chocolaterie ou encore August Rush. Pour ma part je le trouve parfait dans ce rôle, et ce petit air de ressemblance avec Anthony Perkins (l’interprète original de Norman) apporte un petit plus. La mère de Norman, Norma Bates est incarnée par Vera Farmiga, actrice que j’aime beaucoup et qui est excellente dans ce rôle. Complètement folle alliée.

Dans cette série on assiste donc à une relation étrange et assez dérangeante entre la mère et son fils. Leurs rapports sont plus qu’ambigües, et on va dire que ça n’a pas du arranger la psychose de Norman. Mais, au fur et à mesure des épisodes, Norman va se révolter et ne plus rester soumis comme il en avait l’habitude. Il tente de se construire une vie, de se détacher de cette mère faisant pourtant partie intégrante de son histoire. Bref, cette évolution est très intéressante.

Il y a pour l’instant 4 saisons, et l’évolution des personnages bien qu’assez calme dans les premières saisons, s’accélère par la suite au plus grand plaisir des téléspectateurs. Le célèbre Norman Bates se dessine et se façonne petit à petit, un vrai régal que d’assister à cette transformation (et non je n’ai pas de tendance psychopathe !!!)

La saison 5 sera la dernière, j’ai hâte qu’elle arrive sur nos écrans, cette série ne m’a pas encore vraiment déçue, si ce n’est sur l’intérêt de ses histoires secondaires, qui servent je pense à meubler au fil des épisodes en attendant la révélation du personnage de Norman.

Une série que je conseille fortement, elle fait désormais partie de mes favorites. Psychologie, thriller, suspens, un bon condensé pour une excellente série.

 

Un livre  Jamais assez maigre

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À 17 ans, en pleines révisions du bac, Victoire fait du shopping à Paris, quand elle est repérée par un chasseur de mannequins. Engagée par l’agence Elite, elle mesure 1,78 m et pèse 56 kg. Trop grosse ! Ou pas assez maigre. Elle va perdre 9 kg en ne mangeant que trois pommes par jour, afin de répondre aux exigences tyranniques des maisons de couture.

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J’ai commencé ce livre totalement par hasard, je ne connais pas ce mannequin, mais ce dictat de la minceur m’ayant toujours dérangé (pour rester soft), j’ai pensé que cette autobiographie pourrait être intéressante.

Au final, oui elle l’est, on en apprend un peu plus sur ce métier, que beaucoup imaginent comme le métier de rêve. Pourtant, l’envers du décor est bien différent… Entre diète totale, solitude, stress, fatigue, la vie d’une jeune mannequin est quelque chose de lourd à supporter. Souvent très jeune, elles ne sont pas prévenues sur ce qui les attends, et en ressorte bien souvent anéantie.

Un livre certes intéressant, mais l’écriture et la façon de « penser » de Victoire, m’ont personnellement vite gonflée… Trop enfantine, trop répétitive, je ne saurais l’expliquer, mais quelque chose m’a dérangé.

Au final, je conseille ce roman si vous souhaitez découvrir l’envers du métier, mais sachez qu’il ne fera pas partie des livres m’ayant marqués…

 

Un film  Big Eyes de Tim Burton

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L’histoire du peintre Walter Keane et de sa femme Margaret, qui sont devenus célèbre dans les années 50 et 60, grâce à une série de portraits d’enfants affublés de gros yeux.

Tim Burton c’est tout simplement mon réalisateur préféré, je regarde chacun de ses films et je ne suis que vraiment très rarement déçue. D’ailleurs rien ne me vient à l’esprit pour le moment ! Je n’ai pas regardé la bande-annonce avant de regarder ce film, j’ai seulement lu le synopsis.

Je ne connaissais pas du tout l’histoire de ce couple de peintres, quand aux fameux tableaux, je les avais déjà vu, je pense que la plupart d’entre vous également, mais ma connaissance s’arrêtait là. Du coup ce film a vraiment été une découverte.

Au premier coup d’œil, il est assez difficile de voir qu’il s’agit d’un film de Tim Burton, son univers n’est pas forcément représenté. En même temps, comme il s’agit d’une histoire vraie, il fallait quand même rester dans la réalité. Néanmoins, pour tout ceux qui connaissent un minimum ce réalisateur, certaines mises en scènes, notamment celle dans le supermarché, ne laissent aucun doute quand au nom derrière ce film !

Au casting, on retrouve Amy Adams (Her, American Bluff) et Christoph Waltz (Django Unchained, Inglourious Basterds) dans les rôles principaux. Tous les deux très convaincants, on s’attache très vite aux personnages. Et je dois dire que du fait de son interprétation, il m’est plutôt difficile de dire si je compatis ou si je déteste Walter Keane.

Tourné en Californie dans la très belle ville de San Francisco, les décors sont forcément superbes. Et le tout est magnifiquement transposé au cœur des années 50.

Walter Keane rencontre Margaret alors qu’ils sont tous les deux en train de proposer leurs services en tant que peintre dans un parc de San Francisco. Lui est plutôt plongé dans ses peintures représentant les rues de Paris, alors que Margaret mise sur les portraits. Mais attention, pas n’importe quel portrait, ses tableaux représentent de jeunes enfants, assez tristes il est vrai, mais dont la particularité principale et qu’ils sont représentés avec de très grands yeux. Les fameux Big Eyes.

On suivra alors leur histoire en tant que couple, parents et surtout en tant que peintres. En partant de joies toutes simples et en passant par de nombreuses désillusions, Tim Burton nous propose ici une très belle retranscription de ce couple désormais célèbre.

Un bon film, qui nous permet d’en apprendre plus sur le couple derrière ces célèbres tableaux. Loin d’être inoubliable, j’ai cependant passé un très bon moment devant, et c’est l’essentiel !

 

Une musique  Allah-Las « Busman’s Holiday »

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Avec une vidéo tournée au coeur de Joshua Tree National Park !

 

 

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Comments

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4 thoughts on “Culture #3 // Psychopathe, Peintres et Mannequin au coeur de cet article

  1. Pour le livre, c’est souvent le problème avec les témoignages, car les auteurs ne sont pas écrivains et ça se ressent ! En revanche, je me demande comment on peut penser que ce métier est « de rêve » O_O je l’imagine plus comme l’enfer 😀

  2. J’ai vite décroché pour Bates Motel.. Je crois que je ne suis même pas allée au bout de la saison 2. Par contre, j’ai beaucoup aimé Big Eyes, qui est vraiment différent de ce que fait Burton d’habitude.. 😀 xx

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