Culture #1 // Humour noir, récit bouleversant et rock indépendant

J’en ai parlé dans un article précédent : Hello There, les articles cultures seront désormais regroupés sous la forme : une série + un livre + un film + une musique. Je vais proposer cette rubrique une fois par semaine sur le blog, j’espère qu’elle vous plaira. J’ai repéré ce format sur le blog de Fanny – Anything is possible, et j’ai trouvé l’idée très sympa.


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Une série  A young doctor’s notebook

 

Les débuts d’un jeune médecin russe sur les champs de bataille de la Première Guerre mondiale. (Source : Allociné)

Mini-série britannique qui se compose de seulement 8 épisodes de 25 min. Pas très connue du grand public, elle propose pourtant un très bon casting (Daniel Radcliffe et Jon Hamm) et un humour noir qui change de ce que les séries nous offrent habituellement !

Daniel Radcliffe réussi parfaitement à se détacher de son personnage d’Harry Potter et est très convaincant dans la peau d’un jeune médecin faisant ses premiers pas dans le domaine.

L’histoire se passe en Russie, ce qui veut dire froid et neige ! La série (dans sa première saison) peut donner l’impression d’un huit-clos puisque le lieu principal reste l’hôpital. Peu de personnages secondaires, certes, mais des personnages haut en couleurs !

Les patients défilent, des cas sans grand danger mais également d’autres assez extrêmes, entraînant un pronostic vital. Mais attention, cette série n’a pas vocation d’être une série médicale (comme Grey’s Anatomy ou Dr House) ! Oh non ! Il s’agit ici d’un genre que je qualifierais de Drama-comédie à l’humour noir et assez sadique. Quelques passages un peu gore et sanglant viennent donc ponctuer les épisodes !! Certains épisodes vont assez loin dans le genre et m’ont énormément fait rire.

La saison 2 est un peu différente de la première, beaucoup plus sombre dans son histoire. Elle insiste un peu plus sur l’évolution du Dr Vladimir. Son addiction devient une part importante de la série. Le jeune médecin débutant est désormais bien loin !

Si vous aimez l’humour noir, cette série est faite pour vous. Les épisodes s’enchaînent, on ne voit pas le temps passer. A Young Doctor’s Notebook est trop peu connue à mon goût. En bref, c’est un vrai coup de coeur !
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Un livre  Et tu n’es pas revenu, de Marceline Loridan-Ivens

 

Un témoignage bouleversant de Marceline Loridan-Ivens, ancienne déportée pendant la guerre 39-45, sous forme de lettre ouverte à son père, qui lui n’est jamais revenu

source

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C’est une lettre forte que nous livre Marceline Loridan-Ivens, aidée par Judith Perrignon (Ecrivain et Journaliste). Une lettre qui témoigne de l’horreur qu’elle a vécu, une lettre adressée à son père, celui qui n’est jamais revenu.

Les passages de sa vie s’entremêlent dans ce récit, mêlant les moments d’horreur absolue passés dans les camps, à sa vie après, après sa libération. Car comme en témoigne Marceline Loridan-Ivens, la vie ne reprendra jamais son cours normal, pas après avoir vécu ce qu’elle a vécu.

Un récit dur, mais nécessaire, car même en ayant vu des dizaines de reportages sur cette période de l’Histoire que beaucoup préfèrent oublier, il est extrêmement difficile de s’imaginer ne serait-ce qu’une seconde ce que ces millions de personnes ont pu vivre. La maladie, la faim, le froid, la haine à leur égard, le sentiment de n’être que des bêtes, la mort, la peur.

Marceline a été déportée à l’âge de 15 ans, avec son père, Salomon ou Shloïme en Yiddish. Bien sûr ils ne sont pas restés ensemble. Séparés immédiatement, ils se seront revus seulement quelques fois pendant leur « emprisonnement ». Elle nous parle alors d’un mot qu’elle a un jour reçu pendant cette période, un mot de son père. Elle ne se souvient que du début et de la fin, le reste elle l’a oublié. Elle s’imagine qu’il a du la supplier de rester en vie, de s’en sortir, se rappelant cette phrase qu’il lui avait dit juste avant sa séparation : « Toi, tu reviendras peut- être parce que tu es jeune, moi je ne reviendrai pas »

En bref, « Et tu n’es pas revenu » est un récit bouleversant, ponctué d’horreur mais d’aussi beaucoup d’amour. Un témoignage, une lettre ouverte à son père, celui qu’elle aimait tant. Je vous conseille vraiment de le lire, et de le faire lire à votre entourage, car il ne faut pas oublier. Jamais.
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Un film  Womb, de Bence Fliegauf

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Synopsis : Lorsque Rebecca retourne dans la maison de son grand-père, elle croise à nouveau le chemin de Thomas, son amour d’enfance. Celui-ci ne tarde pas à quitter sa petite-amie, Monica, et leur amour reprend là où il s’était arrêté jusqu’au jour où Thomas décède dans un accident de voiture. Dévastée, la jeune femme perd totalement goût à la vie avant de trouver consolation dans les possibilités que semblent offrir le clonage. Malgré le rejet moral et le scepticisme de la société envers ces pratiques encore incertaines, elle envisage de donner naissance à Thomas et ainsi ramener son amour perdu à la vie. (Source : Allociné)

Voilà un film vraiment différent et pour le coup particulièrement dérangeant. Le clonage humain reste et restera encore très longtemps je pense, un sujet vraiment difficile à aborder et toujours un peu tabou ! Sur ce point Womb a parfaitement réussi à le traiter.

On retrouve au casting deux acteurs que j’aime beaucoup : Eva Green (Penny Dreadful, 300, Casino Royal) et Matt Smith (Doctor Who, Lost River). L’atmosphère de ce film est vraiment pesante et je pense que l’absence totale de musique y est pour beaucoup ! C’est un choix, osé penseront certains, mais je pense que les images et les relations entre les personnages se suffisent à elles-même.

En parlant des images, le visuel de Womb est réussi et magnifique. Mais si vous aimez l’action : fuyez, ce film n’est pas pour vous. Womb est un film très lent je ne vais pas vous mentir, mais très prenant et surtout hypnotique. Il mise principalement sur les images et les émotions que peuvent provoquer un tel acte chez un être humain en deuil.

Ce film m’a touché, les acteurs étaient juste et le sujet fait beaucoup réfléchir.

 

Une musique  Metric « Dreams so real »

 

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Comments

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29 septembre 2016
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8 Comments

  • Reply Anything is possible

    Merci pour le clin d’oeil ! 🙂
    De mon côté, ce ne sont que des découvertes !! C’est chouette !

    6 octobre 2016 at 10:20
  • Reply Julie

    Très intéressante cette rubrique 🙂
    Fan de séries, j’avais déjà commenté sous l’article de Sons of Anarchy 😉
    Amoureuse des US, je suis régulièrement ton blog et instagram!
    Et voilà que tu parles en plus d’une de mes autres « passions », l’Histoire et principalement la 2ème guerre mondiale, ces camps abjects…
    Un autre livre si ça t’intéresse (je me permets de tutoyer, je pense que nous sommes dans les mêmes âges, 30?) mais peut-être l’as-tu déjà lu « Une brève halte après Auschwitz ».

    6 octobre 2016 at 07:08
    • Reply FurtherWest

      Ahhh sons of anarchy !!! Je suis en train de rapatrier mes anciens articles sur ce blog, tu le verras certainement repasser sur further west du coup ! Pas de soucis pour le tutoiement (31 par ici!!!) non je ne l’ai jamais lu, mais du coup je le note, merci

      6 octobre 2016 at 07:31
      • Reply Julie

        J’ai mis 30 mais c’était environ, 33 en réalité 😉
        Connais-tu (je pense certainement) Friday Night Lights? Elle m’a été conseillée par des copains et je suis fan, un peu une série que je ne pensais jamais aimer (du football américain quand même) un peu comme Sons mais que j’adore pour son regard sur la société américaine et l’engouement (et encore c’est un faible mot) de cette petite ville pour le football! Lors de notre roadtrip dans l’est américain l’année dernière, nous nous étions arrêtés dans un Ihop pour le brunch et tout le monde serveuses y compris était habillé en orange, couleur de l’équipe de la ville et tout le monde était obsédé par le match! Ca doit moins se ressentir je suppose dans une grande ville comme LA mais cette facette des américains me fascine 🙂 (désolée pour le pavé)

        6 octobre 2016 at 07:39
        • Reply FurtherWest

          Je connais seulement de nom, le thème ne m’ayant pas trop intéressé… mais je vois tout à fait ce que tu veux dire, la communauté, l’ambiance dans les petites villes doit être bien différente (c’est souvent mis en avant dans les films séries d’ailleurs ^^) de celle des grandes villes !!! Pas de soucis, c’est bien de pouvoir échanger 😉

          6 octobre 2016 at 07:45
  • Reply Ophélie G.

    Nan mais tu y crois ? J’habite au Royaume-Uni, j’ai accès aux chaînes télé britanniques, je suis la presse, toussa, toussa, et je n’ai JAMAIS entendu parler de la série dont tu parles.. Bref, je l’ajoute de suite à ma liste de séries à voir, car tu m’as vraiment donné envie de la regarder. xx

    1 octobre 2016 at 10:01
    • Reply FurtherWest

      On en a trop peu entendu parler, c’est dommage. Après elle a déjà quelques années ! J’espère qu’elle te plaira, c’est un humour assez particulier quand même 🙂

      1 octobre 2016 at 17:20

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